Dernière modification : 08/08/2007
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Principes de bases.
Extrait de "The Compact Disc Handbook, 2nd edition by Ken Pohlmann, 1992 (ISBN 0-89579-300-8)":
"La fabrication des supports CD-R est similaire à celle des CD pressés. Comme pour les CD "normaux", on emploie un substrat de polycarbonate, une couche réfléchissante, et la couche protectrice du dessus. Prise en sandwich entre la couche polycarbonate et la couche réfléchissante, la couche enregistrable est composée d'un colorant organique. ..... A la différence des CD "normaux", une piste en spirale est utilisée pour guider le faisceau laser le long de celle-ci. Cela simplifie la conception hardware du graveur et garantit la compatibilité entre disques."
Un CD-R est constitué en couches de la façon suivante, de haut en bas :
[optionnel] LabelIl s'agit vraiment d'or pour les CDs "green" et "gold", mais si vous observez un CD-R à la lumière vous noterez que la couche est suffisamment fine pour que l'on puisse voir à travers (la couche d'or a une épaisseur comprise entre 50 et 100 nm). Une chose importante à retenir est que les données sont plus proches du côté label du CD, que du côté plastique au travers duquel sont lues les données. Si le CD-R n'a pas une couche de vernis suffisamment dure (comme les Kodak "Infoguard"), il est assez facile de rayer la surface du dessus et de rendre ainsi le CD inutilisable.
[optionnel] Vernis imprimable et résistant aux rayures
Laque traitée anti-UV
Couche réfléchissante (or 24 carats ou alliage à base d'argent)
Colorant organique
Substrat en Polycarbonate (la partie en plastique transparent)
Un CD pressé contient des zones convexes et d'autres concaves,
dénommées respectivement "lands" (plats) et "pits" (cuvettes).
Le laser crée lors de la gravure des séries de cuvettes ("pits") dans la couche organique.
Les espaces entre cuvettes sont appelés plats. La combinaison de "pits" et de "lands"
constituent les informations interprétées par le périphérique. Voir la section (2-43)
pour plus de détails.
Les disques sont gravés depuis le centre vers l'extérieur. Avec un CD-R vous pouvez vérifier cela en observant visuellement le disque après gravure. La piste en spirale fait 22188 "tours" pour un CD 74 mn, soit environ 600 tours par millimètre en allant de l'intérieur (à 23 mnm du centre) vers l'extérieur (58 mm). Si l'on "déroule" la spirale, cela représente une longueur de 5,7 km.
La composition d'un CD-RW est différente:
[optionnel] LabelEn complément de la section 8, voici des adresses Web donnant plus d'infos (en particulier http://www.cd-info.com/). Vous trouverez de beaux schémas sur http://www.pctechguide.com/09cdr-rw.htm. Les pages sur http://www.chipchapin.com/CDMedia/cdda5.php3 donnent des exemples de calculs à partir de ces paramètres.
[optionnel] Vernis imprimable et résistant aux rayures
Laque traitée anti-UV
Couche réfléchissante (aluminium)
Couche diélectrique supérieure
Couche organique (couche à changement de phase, donc la partie modifiée)
Couche diélectrique inférieure
Substrat en Polycarbonate (la partie en plastique transparent)
Le document Philips "Principles of Phase Change Recordings" disponible chez http://www.licensing.philips.com/information/cd/rec/ présente des très beaux schémas et des explications détaillées sur le fonctionnement CD-RW.
Rapide résumé des normes et termes consacrés:
Le CD-ROM/XA est une extension de la norme Mode 2 du Yellow Book. Il a été conçu comme une passerelle entre le CD-ROM et le CD-i (Green Book).
Consulter http://www.licensing.philips.com/ si vous voulez acheter une copie des normes. Elles ne sont pas chères! Vous pouvez en télécharger certaines sur http://www.ecma-international.org/. ECMA-119 décrit l'ISO-9660, et ECMA-130 est relativement proche du "Yellow Book".
Pour le SVCD, voir http://www.iki.fi/znark/video/svcd/overview/. Ces disques ne suivent pas tout à fait le Livre Blanc : ils sont lus à une vitesse de 2x et utilisent un débit variable MPEG-2 contrairement au MPEG-1 en 1x pour les VCD.
Pour les HDCD, voir http://www.hdcd.com/. Ces disques sont au format "Livre Rouge", mais le bit de poids faible de l'audio est utilisé pour encoder des informations additionnelles. Le rendu sonore est correct sur un lecteur standard, mais encore meilleur sur un lecteur HDCD.
SACD n'est pas vraiment un format de CD. Il est partiellement conforme au "Livre Rouge" dans la mesure où il peut être lu par des lecteurs de CD standards, mais un lecteur spécial est nécessaire pour tirer parti des fonctionnalités haute fidélité.
Vous pouvez en principe avoir la réponse en regardant le boîtier ou le disque lui-même :
Il est parfois fait référence au Compact Disc MIDI, ou CD-MIDI.
Voir (4-46) pour des commentaires sur les CD-RW "High Speed".
La protection contre la copie (parfois appelée à tort "copyright protection") est un mécanisme qui permet de compliquer considérablement la duplication exacte d'un disque. Le but n'est pas de rendre la copie impossible -- ce serait pratiquement impossible -- mais de décourager la copie "grand public" de logiciels ou de musique.
Il ne s'agit pas de dissimuler les informations pour des yeux indiscrets; voir la section (3-19) concernant l'encryptage des données.
Un sujet distinct mais connexe est la protection contre la contrefaçon, où l'éditeur cherche à détecter facilement une production de masse illégale. Un exemple est la protection par hologrammes que place Microsoft sur ses CD-ROMs. Il existe désormais des usines dédiées à la contrefaçon (notamment en Chine), ce qui inquiète fortement les plus grands éditeurs.
La protection contre la copie des CD-ROMs était quelque chose d'inusité au départ, elle s'est developpé avec l'avénement des graveurs. Un grand nombre de jeux diffusés ces dernières années ont été protégés.
Une innovation plus récente est la protection contre la copie des CDs audio, inspirée par le développement de la diffusion du MP3 sur Internet. Cette protection est beaucoup plus délicate à réaliser, sachant qu'un disque doit pouvoir aussi bien être lu sur un lecteur dédié que sur un lecteur de CD-ROM. L'idéal serait de forcer l'utilisateur à lire la musique en analogique puis à la renumériser, de façon à en altérer la qualité.
L'article chez http://news.cnet.com/news/0-1005-201-7320279-0.html constitue une bonne introduction sur ces sujets.
Certains se demandent dans quelle mesure la protection contre la copie est légale. Dans certains pays, ce n'est pas forcément la cas. Aux USA, la loi autorise un "usage modéré" de matériel avec copyright, mais n'impose pas aux éditeurs de faciliter cette copie. Par conséquent, la copie d'un morceau de musique pour un usage personnel peut être légale, mais rien n'impose à l'éditeur de vendre cette musique dans un format non protégé. La protection contre la copie existe depuis des années -- certains des mécanismes utilisés au temps de l'Apple II étaient très élaborés -- et n'a jamais été contestée par des lois.
Voir sur http://overclockers.com/tips907/ un article traitant du fait qu'un "usage modéré" est un droit plus légal que constitutionnel aux USA, et ce que cela implique. Certains passages de cet article donnent également des citations de tribunaux au sujet du DMCA et du DeCSS, notamment: "Nous n'avons pas autorité pour faire des propositions concernant un usage modéré, en raison de la protection par le Copyright Act, de la copie de sauvegarde à des fins personnelles". En d'autres termes, affirmer que l'"usage modéré" est autorisé par les éditeurs (NdT : aux USA) n'est pas fondé.
Les sections suivantes traitent séparément des données et de l'audio.
Il existe différentes approches. Un article donnant une bonne vue d'ensemble sur les technologies liées à la protection les plus répandues peut être consulté sur http://www.tomshardware.com/storage/02q2/020617/index.html. On trouvera d'autres infos sur le sujet sur http://www.cdmediaworld.com/hardware/cdrom/cd_protections.shtml.
Pour ceux qui souhaiteraient eux-mêmes protéger leurs propres disques: ne cherchez pas les ennuis. La protection contre la copie, en fin de compte, n'est pas réellement efficace. Si vous développez une application importante, comme un jeu ou un logiciel de dessin, il est préférable d'utiliser un des mécanismes commercialisés listés plus loin, ou (non conseillé) une protection par clé électronique ("dongle"). En règle générale, si le disque peut être lu, son contenu peut être copié. Si vous ne voulez pas que quelqu'un fasse une copie de vos CDs, il est préférable de recourir à l'encryption (3-19).
Une technique simple et répandue est d'augmenter la longueur de plusieurs fichiers sur le CD de telle façon qu'ils apparaissent avec une taille de quelques centaines de Mo. Cela est fait en positionnant la taille du fichier dans l'image disque à une taille supérieure à la taille réelle. Le fichier "chevauche" finalement d'autres fichiers. Si l'application connaît la taille réelle du fichier, le logiciel fonctionnera correctement. Par contre, si l'utilisateur essaie de copier les fichiers sur son disque dur, ou de faire une copie fichier par fichier, le résultat sera un échec parce que le CD va "sembler" contenir plusieurs Go de données. (Dans la pratique, cela ne trompe pas les pirates, qui font des copies de l'image disque. De plus, aucun logiciel standard ne permet de créer ce genre de disques).
Une autre technique, qui peut tromper par sa cohérence un logiciel de gravure, est d'écrire des données erronées dans la partie ECC d'un secteur de données. Un lecteur de CD-ROM standard va automatiquement corriger les "erreurs", donnant un ensemble de données différent sur le disque cible. Le logiciel lit alors le secteur entier sans faire de correction d'erreurs. S'il ne peut pas trouver les données d'origine non corrigées, il croit alors qu'il lit une copie corrigée. Ceci n'est vraiment viable que pour des systèmes comme les consoles de jeu, pour lesquels la mécanique et le firmware sont figés. Ceci peut être contourné par une lecture "brute".
Une approche plus sophistiquée est de graver des "motifs" spéciaux de données sur le disque. Le flux de données qui en résulte, après encodage EFM, est difficile à reproduire pour certains graveurs, ces derniers n'interprétant pas correctement les valeurs. Cette technique est souvent nommée "writing regular EFM patterns" (écriture répétée de motifs EFM) ou "weak sectors" (secteurs faibles). Voir la section (2-43) pour plus de détails sur l'EFM.
Une méthode moins sophistiquée -- et plus très efficace -- est de presser un CD "argent" avec des données au-delà de ce qu'un CD de 74-minute peut accepter. La copie du disque demandait alors des supports spéciaux difficiles à se procurer, mais il est désormais facile d'utiliser un disque 80 minutes "overburned" (voir les sections (3-8-1) et (3-8-23]"> (3-8-3)) .
L'approche suivie par certaines sociétés d'édition de logiciels pour PC est d'utiliser des espaces non standards entre les pistes audio et de placer des index à des endroits inattendus. Ces disques sont incopiables par la plupart des logiciels, et il est impossible de les copier sur des périphériques qui ne supportent pas la gravure en "disc-at-once". (voir la section (2-9)). Néanmoins, avec le lecteur et le logiciel adéquats, cette protection est relativement simple à contourner.
Une méthode relativement répandue est d'utiliser des disques non standards avec une piste d'une longueur inférieure à 4 secondes. La plupart des logiciels de gravure, et en fait la plupart des graveurs, vont refuser de copier un disque avec une telle piste, ou alors vont essayer et échouer. Un programme protégé va vérifier la présence et la taille de cette piste. (Dans certains cas, un graveur peut écrire des pistes d'une taille légèrement supérieure à 3 secondes, mais refusent d'écrire des pistes d'une seconde. Ceci est une limite en dessous de laquelle aucun graveur ne pourra écrire.) Un moyen de contournement utilisé par les pirates est de retirer ce contrôle par modification du logiciel. Certains graveurs peuvent néanmoins réussir.
Placer un certain nombre de pistes de données intercalées avec des pistes audio sur un CD peut perturber certains graveurs. Cependant, il est difficile d'utiliser réellement les données contenues dans ces pistes additionnelles.
Parfois la copie d'un disque a un label différent de l'original. Ceci se produit si l'on fait une copie fichier par fichier, et non une copie par image disque. Dans un tel cas, il est possible de contrôler le nom du disque mais c'est d'une efficacité marginale.
Modifier la table des matières (TOC) de façon à faire apparaître le disque plus "grand" peut faire "croire" à certains logiciels de copie que la source est trop "grande".
Certaines technologies sophistiquées utilisent une géométrie particulière pour les trous "creusés" dans le disque qui font que les lecteurs vont interpréter différemment les informations d'une fois sur l'autre. Parfois, le lecteur verra un "1", parfois un "0". Si, lorsqu'il lit une piste, le lecteur voit des données différentes à chaque fois, le logiciel saura qu'il s'agit bien d'un original. Une copie renverrait systématiquement les mêmes données. (Mais cette technologie n'est pas sans poser certains problèmes... à certains lecteurs de CD-ROM).
Certains logiciels vont examiner le disque pour essayer de déterminer s'il s'agit ou non d'un CD-R. Cela ne fonctionne pas avec tous les lecteurs, et il est possible de "déguiser" un disque, ce qui fait que cette technique n'est pas très efficace.
CloneCD (section (6-1-49)) peut copier beaucoup de disques protégés sans problèmes, à condition de disposer de la bonne combinaison lecteur/graveur. Ce logiciel procède à des lectures et écritures "brutes", ce qui n'est pas supporté par tous les périphériques.
Le système Laserlok de http://www.diskxpress.com/ se targue de pouvoir interdire les copies pirates pour un prix modique. Ce système peut être contourné par CloneCD.
Le système LaserLock, de chez MLS LaserLock International (http://www.laserlock.com/) propose des fonctionnalités similaires. Ce système peut être contourné par CloneCD.
La technologie TTR Technology's DiscGuard (http://www.ttr.co.il/ ou ou http://www.ttrtech.com/) affirme pouvoir "signer" les disques pressés ou gravés, cette signature étant détectable par tous les lecteurs de CD-ROM mais non reproductibles sans un matériel spécial. Un programme peut ainsi tester la présence de la signature, et refuser de s'exécuter en son absence.
Sony DADC fait de la promotion pour un produit similaire appelé Securom. Des informations se trouvent sur http://www.sonydadc.com/hotnews/secu_fra.htm.
Une autre variante est C-Dilla's SafeDisc. Ils ont été rachetés par Macrovision (http://www.macrovision.com/). Leur produit le plus récent, SafeDisc 2, a été le premier à utiliser les "secteurs faibles".
Il existe également CD-Cops de chez Link Data Security (http://www.linkdata.com/).
Le "challenge" est de créer un disque lisible par un lecteur audio standard mais difficile à copier ou à "ripper" en MP. Les techniques qui ont fait la une mi-2001 ont été developpées par Macrovision (2-4-3) et SunnComm (2-4-4).
La plus ancienne forme de protection contre la copie de CD audio est le SCMS. Elle ne fonctionne qu'avec les graveurs supportant le SCMS, en particulier les graveurs autonomes de salon. Les graveurs professionnels et les graveurs pour PC ne supportent pas le SCMS. Voir la section (2-25).
Certains CDs étaient conçus avec une TOC (Table of Contents -- table des matières -- voir la section (2-27)) endommagée volontairement pour "tromper" les lecteurs de CD et autres logiciels d'extraction (ripping). Les techniques les plus récentes essaient de modifier les échantillons audio de façon à "embrouiller" les lecteurs de CD-ROM. Les sections suivantes décrivent ces approches en détail.
Le site web www.fatchucks.com proposait une liste de disques suspectés d'embarquer un mécanisme anti-copie et des conseils vous indiquant quoi faire pour vous plaindre de ces pratiques auprès des industriels concernés. Le site semble désormais hors service, mais il en existe une version archivée: http://web.archive.org/web/20031002104003/www.fatchucks.com/corruptcds/
La plupart des techniques de protection contre la copie "violent" la norme CD-DA, et par conséquent ces disques ne peuvent arborer le logo officiel. Mais, sachant que beaucoup de CD audio "standards" ne portent pas non plus ce logo, son absence n'est pas réellement significative.
Un article intitulé "Evaluating New Copy-Prevention Techniques for Audio CDs" par J.A. Halderman (disponible au format PostScript) peut être téléchargé sur http://crypto.stanford.edu/DRM2002/halderman_drm2002_pp.ps. Cet article a été présenté à la conférence ACM 2002 sur la gestion des droits numériques (http://crypto.stanford.edu/DRM2002/prog.html).
Par la même occasion, si vous pensez que l'industrie du disque et les artistes se font beaucoup d'argent sur votre dos, lisez un article de Electronic Musician qui donne des chiffres sur la répartition des revenus liés à la vente d'un disque. Voir : http://industryclick.com/magazinearticle.asp?magazineid=33&releaseid=9554&magazinearticleid=132835&SiteID=15 (IE indispensable; Netscape 4.7 pour Linux ne permet pas de lire les pages de ce site.)
Données intéressantes: seulement 16% des CDs vendus permettent aux éditeurs de gagner suffisamment d'argent pour atteindre un seuil de rentabilité. Les disques qui rapportent suffisamment "paient" pour les autres. Seulement 3% des revenus reviennent aux artistes sous forme de royalties. Devant de tels chiffres, on comprend mieux les efforts des industriels pour lutter contre la piraterie.
Pour d'autres infos, voir:
Pour des infos relatives à des disques Sony pouvant "planter" un ordinateur, consulter http://slashdot.org/article.pl?sid=02/04/03/226233&mode=nested. Un article de la revue MacUser signale que le disque de Celine Dion "A New Day Has Come" peut bloquer un Imac et nécessiter un démontage de la machine pour récupérer le disque. L'article est consultable en ligne sur http://www.macuser.co.uk/macsurfer/php3/openframe.php3?page=/newnews/newsarticle.php3?id=1990
TTR Technologies a annoncé début 2000 un produit nommé MusicGuard (http://www.MusicGuard.com/) censé prévenir la duplication de CDs audio. Le produit n'est pas sorti, mais la technologie a refait surface mi-2001 avec un produit du nom de SafeAudio de chez Macrovision (http://www.macrovision.com/).
L'idée de base est de créer des échantillons qui "sonnent" comme des parasites, et avec des données ECC embrouillées donnant l'impression d' erreurs non récupérables. Les lecteurs de CD audio interpolent les échantillons à la lecture, mais les lecteurs de CD-ROM n'arrivent pas à procéder à l'extraction audio-numérique. Il en résulte un disque lisible sur un lecteur CD, mais non "rippable" ou copiable correctement par un lecteur CD-ROM.
Quelques sites traitant du sujet
La méthode numérique lit les échantillons audio "bruts", modifie éventuellement les données (par changement de l'ordonnancement des octets) de façon à être exploitable par une carte son, et les retransmets à cette dernière. Jusqu'il y a quelques années, la plupart des lecteurs de CD-ROM géraient très mal cela, parce que les canaux analogique et numérique étaient logiquement distincts dans l'esprit des concepteurs. Les CDs audio utilisaient le canal analogique, les CDs de données le canal numérique, et il n'y avait aucun avantage à utiliser le canal numérique pour transmettre de l'audio quand cela était possible. (Voir la section (2-15) pour plus d'infos.)
Macrovision semble exploiter la différence de gestion des erreurs irrécupérables entre canal numérique et canal analogique. Lorsque l'on lit un CD audio sur un lecteur CD ou de CD-ROM, le canal analogique est utilisé. Ce canal traite les erreurs irrécupérables E32 en analysant les échantillons situés avant et après l'erreur, et en procédant à une interpolation. Sur un CD rayé, cela signifie que, même s'il n'est pas possible d'écouter les échantillons originaux exacts, vous ne remarquerez rien d'anormal en raison de l'interpolation. Cette fonctionnalité n'a aucun intêret dans le cas d'un CD-ROM, l'interpolation d'une feuille de calcul n'étant pas d'un grand secours.
Dans le cas de la plupart des lecteurs de CD-ROM, la lecture d'un secteur audio à des fins d'extraction audio-numérique est gérée de la même façon que la lecture d'un secteur de données: les erreurs irrécupérables sont laissées de côté. Au lieu d'obtenir des échantillons extrapolés, on récupère l'audio original, avec les craquements. C'est pour cela que certains CDs peuvent être lus sans problèmes sur votre ordinateur, mais vont donner des craquements lors de l'extraction avec le même périphérique. Les erreurs sont là dans les deux cas, mais à la lecture elles sont masquées par l'interpolation opérée par la logique du canal analogique.
Certains lecteurs utilisent l'interpolation lors de l'extraction audio-numérique (DAE) à des vitesses faibles. Il est alors possible de "ripper" une piste d'un disque protégé contre la copie en réduisant la vitesse d'extraction à 1x.
Certains suggèrent de développer des logiciels permettant d'opérer les interpolations sur la musique extraite, en éliminant de plus les bits ajoutés par les industriels du disque. Le problème de cette approche est que, une fois la musique extraite, l'encodage CIRC (Cross Interleaved Reed-Solomon Code) n'est plus visible. D'où des difficultés pour repérer les échantillons défectueux. Par exemple, il peut être possible de détecter de la distorsion à l'oreille, ce qui est impossible (ou très difficile) de façon automatique.
(Il est de plus possible que de tels logiciels permettant de déjouer les protections tombent sous le coup de la loi DMCA (Digital Millenium Copyright Act), et leurs auteurs susceptibles d'être poursuivis. Pour plus d'informations sur le DMCA, consulter http://www.eff.org/.)
Comment obtenir une copie "propre" d'un disque protégé? Il existe quatre approches de base, listées ci-dessous de la moins à la plus satisfaisante:
(1) Copier directement depuis la sortie analogique du périphérique, en alimentant la carte son ou un convertisseur analogique/numérique. Il y aura une perte de qualité lors de la double conversion A/N puis N/A, ce qu'escompte l'industrie du disque.
(2) Il doit être possible de lire le disque sur un lecteur CD muni d'une connexion S/PDIF, et obtenir un résultat en numérique avec interpolation des erreurs. Si la sortie S/PDIF du lecteur est reliée à une carte son numérique ou à un graveur avec entrée S/PDIF input, il doit être possible d'obtenir une copie exacte de l'original. Evidemment, cela s'est fait en 1x, et les sauts entre pistes doivent être reconstitués "à la main", ce qui complique un peu la manipulation. Cela pourrait être evité en utilisant une platine CD double, mais les modèles bas de gamme vont ajouter du SCMS. Ne pas perdre de vue qu'il y a dégénérescence lors de la copie de CDs, en particulier si la source est un CD-R, (en raison du taux plus elevé d'erreur BLER), ce qui implique certaines précautions lors de la copie et/ou de l'extraction. Voir la section (3-18).
(3) Certains périphériques supportent une nouvelle extension des interfaces ATA/ATAPI et SCSI MMC. Cette extension de la commande "READ CD" renvoie un compte-rendu indiquant quels octets n'ont pas été corrigés au niveau C2 (section (2-17). Une application d'extraction audio qui exploite ces informations peut ainsi faire sa propre interpolation. Certaines applications utilisent déjà cette extension; voir http://www.feurio.com/English/faq/faq_vocable_c2error.shtml. La fonction "drive check" de cdspeed (section (6-2-11)) permet de savoir si un périphérique est capable de retourner "les pointeurs C2".
(4) Un lecteur de CD-ROM avec une électronique qui procède à l'interpolation des erreurs irrécupérables lors de l'extraction permet la copie et l'extraction sans effort supplémentaire.
Le succès ou non de la copie d'un CD audio protégé repose sur deux facteurs: quel est l'efficacité de cette protection contre une copie "grand public", et quels types de problèmes risquent de rencontrer les utilisateurs en lisant leurs disques? Macrovision affirme que les oreilles les plus fines n'ont pas été capables de faire la différence, même si le matériel utilisé lors des tests était de dernière génération et par conséquent très performant pour le traitement des erreurs irrécupérables.
La question qui se pose est de savoir si la protection contre la copie diminue l'efficacité de la correction d'erreur. Sachant qu'un pourcentage minimum d'ECC (correction d'erreurs) est requis pour obtenir une lecture "propre" d'un disque, la probabilité que les rayures et autres traces de doigts soient audibles est augmentée. Dans la pratique, si le nombre d'échantillons "détériorés" est relativement faible et ceux-ci suffisamment distants les uns des autres, le risque reste statistiquement faible.
Un dernier point: ne concluez pas trop vite qu'un disque pour lequel l'extraction pose des problèmes est un disque protégé contre la copie. On trouve énormément des messages dans les forums à ce sujet. Commencez par quelques vérifications de base: la propreté du disque, une fabrication de mauvaise qualité, le lecteur de CD-ROM et/ou le logiciel utilisé n'est pas très performant en extraction audio. Il y a beaucoup de raisons possibles à une mauvais extraction. On peut avoir des problèmes même avec des disques parfaitement propres. Voir la section (3-3) qui donne quelques pistes en cas de problème.
Certains sites web (notamment cdfreaks.com) conseillent de remplacer le fichier CDFS.VXD pour tout résoudre. Pourtant, procéder à une extraction audio par le biais d'un VXD plutôt que par un EXE ne change rien. De plus, certains sites fournissent des listes de disques protégés par SafeAudio soit disant copiables, alors qu'il n'existait alors sur le marché aucun disque protégé par cette technique. (Ce genre de rumeurs n'est pas nouveau; les disques pour Dreamcast Sega ont été donnés comme copiable par un moyen qui s'est rapidement avéré complètement loufoque.) Le fichier CDFS.VXD cité est en fait un driver Plextor "bidouillé", qui permet d'utiliser la technique n° 3 évoquée plus haut, à condition que le périphérique supporte la commande "READ CD" étendue.
SunnComm (http://www.sunncomm.com/) a un produit dénommé "MediaCloQ". Il a été utilisé mi-2001 pour protéger l'album "A Tribute to Jim Reeves" de Charley Pride. Le résultat n'est pas très concluant: des pistes "propres" sont apparues sur le Net, issues d'un disque non protégé commercialisé en Australie. L'idée était de proposer un usage "propre" en autorisant le téléchargement en MP3 du disque aux personnes ayant enregistré l'original. Quelques articles à ce sujet:
Le principe de cette protection est d'empêcher les lecteurs de CD-ROM de reconnaître le disque comme étant un CD audio. Le disque est multi-sessions, a une TOC "trafiquée", ce qui perturbe les logiciels d'extraction ou de gravure. SunnComm n'a pas donné plus de précisions à ce jour.
En Août 2001 , SunnComm a annoncé une version 2.0 de leur produit, sans donner plus de détails.
Mi 2003, Suncomm a annoncé "MediaMax CD3", une variante qui autorise un utilisateur à lire le disque sur son ordinateur grace à un logiciel fourni sur ce même disque. Ce logiciel installe au passage un pilote résident en mémoire de façon à empêcher toute extraction de CD protégés. La protection peut être contournée sous Windows en maintenant la touche "shift" enfoncée pendant quelques secondes lors de l'insertion du CD. Voir http://www.cs.princeton.edu/~jhalderm/cd3/ pour une analyse plus détaillée. Suncomm a eu un temps l'intention de poursuivre le chercheur de Princeton en justice, mais a finalement renoncé.
En Décembre 2005, à la suite de la catastrophe XCP (voir la section (2-4-10)), une faille a été découverte dans le MediaMax v5 permettant de prendre par une astuce logicielle le contrôle à distance d'un système affecté. http://sonybmg.com/mediamax/ donne un "conseil aux utilisateurs" sur le sujet, et donne une liste de CDs concernés et un lien vers un patch logiciel (désinstalleur) sur le site sunncomm.com. Le patch lui même semble comporter une faille; voir http://news.bbc.co.uk/1/hi/technology/4511042.stm.
Quelques notes personnelles de Andy Mc Fadden sur la protection SunnComm du disque de Charley Pride:
La présentation montre le logo SunnComm, et indique, "This audio CD is protected by SunnComm(tm) MediaCloQ(tm) Ver 1.0. It is designed to play in standard audio CD players only and is not intended for use in DVD players." Nénamoins, mon lecteur DVD est capable de lire le disque moyennant quelques astuces.
Le disque lui-même est d'une fabrication inhabituelle. On peut distinguer un anneau plus épais à l'endroit où la musique s'arrête, et quelques fines bandes entre les pistes. Ceci à des fins purement décoratives (cela semblerait devenir une mode, y compris pour les CDs non protégés). Des photos sont visibles sur http://www.fadden.com/cdrpics/.
Un PC sous Win98SE avec un lecteur Plextor 40max voit le disque comme étant composé de 2 sessions et 16 pistes de données. Mon lecteur de CD ne voit que 15 pistes. Ce qui rend le disque difficile à "ripper" ou à copier, le logiciel ne voyant pas de pistes audio, et une copie sur CD-R est pleine de pistes que même un lecteur de CD voit comme des données. Une autre machine, avec un Plextor 12/20 et une configuration logicielle différente, n'a pas permis de déterminer le type de pistes.
J'ai essayé d'utiliser "Session Selector" pour sélectionner la première session et ainsi accéder aux pistes. Le graveur Plextor 8/20 que j'ai utilisé est devenu inutilisable jusqu'à ce que je reboote. Je suppose que cela provient du firmware qui devait être un peu perturbé
Le test suivant a consisté à utiliser CDRWIN v3.7a (section (6-1-7)), pour extraire certaines pistes en utilisant un Plextor 12/20. Pas de chance -- le logiciel affichait 15 pistes non sélectionnables et une piste de données en MODE-2.
Pour terminer, j'ai essayé la fonction "Extract Disc/Tracks/Sectors", sélectionné "Extract Sectors", puis "Audio-CDDA (2352)" pour le type de données, et une plage de 0 à 300000 secteurs, pour laquelle chaque secteur audio correspond à 1/75 ème de seconde). La lecture a bloqué à partir du bloc 173394, j'ai donc recommencé en arrêtant à 173390. Il en est ressorti un gros fichier WAV, que j'ai ouvert avec Cool Edit -- et qui contenait la totalité du disque avec un son parfait. La lecture n'a révélée aucun défaut.
Je pense que cela a fonctionné parce que l'extraction par secteur ne tient pas compte des "frontières" de pistes et de sessions, en prenant les blocs comme ils viennent. La perte des marqueurs de pistes est un peu génante, mais il est facile de les reconstituer avec un logiciel comme CDWave (section (6-2-16)).
(Pour info, cette approche ne marche pas avec le disque "My Private War" avec la TOC endommagée, comme décrit en (2-4-2). Cela ne doit pas non plus fonctionner avec un disque SafeAudio non plus.)
"zEEwEE" indique une méthode pas à pas compliquée mais instructive pour contourner les protections sur des disques avec des TOCS "trafiquées". Cette méthode présente l'avantage d'utiliser des outils standards, comme Exact Audio Copy (section (6-2-12)), qui conserve la découpe en pistes et permet de configurer l'extraction de façon à obtenir le résultat le meilleur possible. Cette méthode implique de rendre illisible la partie périphérique du disque pour le lecteur de CD-ROM, en dessinant dessus ou en y apposant une étiquette adhésive. Cette méthode, présentée au départ en Aôut 2001, a débouché sur une modification des supports depuis 2002.
Midbar Tech Ltd (http://www.midbartech.com/) semble en fait avoir utilisé deux techniques distinctes sous la marque "Cactus Data Shield". (Leur site web en présente même trois: CDS100, CDS200, and CDS300.) La première se base sur une TOC non standard. La position du "lead-out" ainsi que la longueur de la dernière piste sont trafiquées, de façon à montrer un disque d'une longueur de seulement 28 secondes. Ces altérations ne perturbent pas tous les lecteurs de CD-ROM, même si des problèmes ont été reportés avec certaines platines CD Philips qui n'arrivent pas à lire les disques. Du coup, BMG Entertainment a abandonné
Fin 2001, Midbar Tech a annoncé une nouvelle approche. Un brevet américain (http://www.delphion.com/details?&pn=US06208598__) décrit la technique utilisée.
L'approche consiste à insérer des trames contenant des informations factices dans une partie relativement fixe du flux audio. Durant la lecture, ces trames additionnelles sont ignorées. Une copie du disque ou le flux numérique envoyé sur une sortie S/PDIF inclut les trames factices, et les informations de contrôles ne sont pas gravées. Il en résulte des échantillons érronés sur la copie.
Quelques articles:
Aucun disque ne semble utiliser ce procédé à ce jour, mais Sony dit commercialiser quelques titres l'utilisant en Europe de l'Est.
Quelques notes personnelles d'Andy sur la première version (CDS100?) de Cactus Data Shield: J'ai acheté sur Internet une copie de My Private War, de Phillip Boa & The Voodoo Club. Le disque portait la mention "Kopiergeschützte CD -nicht am pc abspielbar" ce qui signifie "CD protégé contre la copie - ne peut être lu sur PC". Ce qui laisse supposer qu'il s'agit de l'un des disques BMG protégé par la première version de Midbar.
L'utilitaire Plextor Plextools le voyait comme un CD audio simple session contenant 13 pistes, mais quand j'ai voulu le lire, la lecture s'est arrêtée au bout de 28 secondes. Mon baladeur Panasonic n'indiquait que 28 secondes de longueur, mais tout s'est passé normalement à la lecture, avec la possibilité de sélectionner chaque piste.
La page http://uk.eurorights.org/issues/cd/docs/natimb.shtml présente une analyse du CD "White Lilies Island" de Natalie Imbruglia.
http://www.cdrinfo.com/Sections/Articles/Specific.asp?ArticleHeadline=Cactus%20Data%20Shield%20200&index=0 présente un examen approfondie d'un disque CDS200. Lecture recommandée.
Ce procédé a été utilisé pour protéger les copies promotionnelles du single "You Rock My World" de Michael Jackson. Voir http://www.key2audio.com/ pour plus d'infos sur le produit.
Quelques articles:
Cette technologie est prévue pour rendre les disques non détectables par les lecteurs de CD-ROM. Selon le site web, ce produit est sous license Sony DADC.
Le système "Duolizer" sépare la musique en deux parties. L'essentiel de la musqiue se trouve sur le CD, mais une petite partie essentielle est diffusée depuis un serveur Internet. L'idée est d'autoriser les éditeurs à distribuer leurs disques aux revendeurs ou aux médias bien avant leur sortie officielle. Ceci en réponse aux morceaux apparus sous forme MP3 sur Internet avant leur commercialisation officielle.
Voir http://www.bayviewsystems.com/solutions/duolizer.htm pour des infos sur ce produit.
Articles sur le sujet:
Ce système ne peut être utilisé comme protection universelle, puisque si la musique peut de toute façon être jouée sur un ordinateur, elle peut être capturée avec un programme comme Total Recorder (http://www.HighCriteria.com/). Ce système peut être néanmoins efficace dans le cas de copies promotionnelles, dans la mesure où le but est de prévenir la copie des disques eux-mêmes.
De plus, la musqiue étant diffusée depuis un serveur centralisé, il est possible d'y ajouter un "filigrane" numérique. Si quelqu'un, dans une station de radio, "s'amuse" à en faire une copie MP3, il pourra être possible de "tracer" le fichier MP3 pour remonter à la source. Rien n'indique sur leur site Web que la technologie soit déjà utilisée.
Sanyo a rejoint la liste en pleine expansion des sociétés qui annoncent des mécanismes de protection contre la copie. Le fait qu'il s'agisse d'une technologie propriétaire ou sous licence n'est pas très clair.
Infos:
Le disque "embarque" une puce sécurisée (un peu comme pour une carte à puce) qui est activée dès que le faisceau laser "rencontre" un photo-détecteur. La lumière (laser) est alors convertie en impulsions électriques, récupérées par la puce, et si tout est OK les données sont alors renvoyées au lecteur via la diode d'émission.
Faire une copie exacte d'un disque devient à priori par la même extrémement difficile. Il est cependant difficile d'affirmer s'il est aujourd'hui plus compliqué d'extraire le contenu d'un disque et d'obtenir une copie opérationnelle. Ce procédé ressemble donc à une combinaison de disque "incopiable" et de clé électronique, chacune des ces technologies existant depuis plusieurs années (et n'ayant pas fait la preuve d'une totale efficacité contre le piratage).
Le site de cette société est http://www.doc-witness.com/.
Articles sur le sujet:
Un "rootkit" est en fait un logiciel espion qui change le comportement de votre ordinateur, généralement à des fins pernicieuses. Sony-BMG en a inclut par mégarde sur certains de ses CDs audio sortis fin 2005.
Le logiciel en question est le "XCP Content Management" de chez First 4 Internet Ltd (http://www.first4internet.com/). Le format du CD est en fait un CD mixte audio/données. Lorsque l'on insert un tel CD dans un lecteur de CD-ROM sur un système Windows, il est automatiquement installé. XCP inclut une technologie anti-piratage afin d'interdire les copies, ainsi qu'une technologie de "cloaking" (dissimulation) vous interdisant d'en voir le contenu. Si vous réussissez à le détecter, et que vous essayez de le supprimer de votre système, votre lecteur de CD-ROM va être désactivé.
(Comme pour d'autres technologies de ce type, le fait de désactiver l'autorun ou de maintenir la touche "shift" enfoncée le temps du chargement du CD empêche le mécanisme de protection de se charger. Cette protection étant difficile à retirer, soyez très prudent lorsque vous manipulez des disques Sony).
Cela a entrainé une énorme réaction contre Sony-BMG. En plus des objections classiques contre ce genre de procédés -- l'installation de logiciels qui empêchent votre système de fonctionner correctement -- le "rootkit" peut être utilisé par d'autres logiciels espions pour se "planquer" eux-mêmes. (Il a été utilisé par des "hackers" qui auraient réussi à contourner la protection anti-triche du jeu "World of Warcraft", mais également pour propager des virus.)
Une fois toutes ces informations largement connues, Sony a réagi en proposant un logiciel permettant d'identifier les systèmes affectés en supprimant le système de dissimulation, mais pas le coeur même du "rootkit". Pour obtenir ce patch, il était nécessaire de répondre à une enquête, permettant par là-même à Sony de récupérer des infos confidentielles.
Sony-BMG a ensuite mis à disposition un module de désinstallation, selon une procédure pour le moins curieuse, comme le montre l'article suivant : http://www.sysinternals.com/blog/2005/11/sony-you-dont-reeeeaaaally-want-to_09.html
Il semblerait que le module de désinstallation proposé par Sony ouvre des failles de vulnérabilité, causant par là-même de nouveaux problèmes. Voici quelques notes à ce sujet: http://blogs.washingtonpost.com/securityfix/2005/11/sony_uninstall_.html
Il semblerait que le "rootkit" engendre de l'activité réseau. Il semblerait qu'il y ait une connexion qui s'établisse vers un site Sony pour vérifier si des mises à jour sont disponibles. Des spéculations ont vu le jour pour affimer que ces connexions servaient également à des fins de "pistage", ce que Sony réfute.
Des poursuites judiciaires ont été intentées par des citoyens de Californie, en Novembre 2005, et des actions similaires étaient planifiées ailleurs.
L'usage de cette technologie a été suspendu en Novembre 2005 en réponse à la pression du public. Depuis, après la découverte de tous les problèmes de sécurité en rapport avec l'XCP, Sony-BMG a purement et simplement rappelé les CDs ainsi protégés encore dans le commerce.
Articles sur le sujet:
Liste des CDs affectés:
Infos techniques:
Une session est une partie enregistrée d'un disque qui peut contenir une ou plusieurs pistes d'un type quelconque. Le graveur n'a pas à écrire un disque en une seule fois, -- vous pouvez écrire une simple piste, puis y revenir plus tard pour en écrire une autre -- mais la dernière session doit être "fermée" pour qu'un lecteur audio ou CD-ROM puisse le reconnaître. Des sessions supplémentaires peuvent être ajoutées à moins que le disque ne soit "fermé" ou qu'il n'y ait plus de place disponible.
Ce mécanisme permet d'écrire de façon simple et fiable des données à un instant précis et d'en ajouter par la suite. L'inconvénient des disques multisessions est que, chaque fois que vous écrivez un ensemble de données, vous consommez de l'espace disque en trop: 23 Mo après la première session, et 14 Mo après chaque session supplémentaire. Cette surconsommation a conduit au développement de l'écriture par paquets ("packet writing"), qui autorise l'utilisation du "tirer et lâcher" (drag and drop), mais qui fonctionne selon des principes totalement différents. (voir section (6-3)).
La gravure multisession a été utilisée en premier pour les disques PhotoCD, pour permettre l'ajout de photos sur un disque déjà gravé. Elle est aujourd'hui utilisée le plus souvent pour des disques multisessions "liés", et occasionnellement pour des disques CD-Extra. Cela mérite un peu plus d'explications.
Lorsque vous insérez un CD de données dans votre lecteur CD-ROM, l'OS trouve la dernière session fermée et lit le répertoire depuis celle-ci. (En fait, ceci est théorique: avec un OS et/ou un lecteur un peu ancien, le résultat peut être différent). Si le CD a été gravé au format ISO-9660 - ce qui est le cas de la plupart des CD-ROMs - les entrées du répertoire peuvent pointer sur un fichier quelconque du CD, quelle que soit la section dans laquelle il ait été écrit.
La plupart des logiciels de gravure vous autorisent à "lier" une ou plusieurs anciennes sessions à la session actuellement en cours de gravure. Cela permet à un fichier d'une session antérieure d'apparaître dans la dernière session sans occuper d'espace supplémentaire (à l'exception du point d'entrée). Vous pouvez aussi "déplacer" ou "remplacer" des fichiers, en plaçant la nouvelle version dans l'ancienne version, sans inclure de lien vers l'ancienne version.
Par contre, lorsque vous insérez un CD audio dans un lecteur standard, il ne recherche que la première session. Pour cette raison, les multisessions ne sont pas possibles en audio, mais cette limitation peut représenter un avantage. Voir la section (3-14) pour plus de détails. Cette limitation ne signifie pas que vous devez graver un CD audio en une seule fois; voir la section (2-9) pour une présentation de la gravure en "track-at-once" (une piste à la fois).
(certains lecteurs de CD audio semblent être en mesure de reconnaître l'ensemble des pistes d'un disque audio multisessions. La seule façon de s'en assurer est d'essayer. Si vous prévoyez de donner un CD audio de votre création à quelqu'un d'autre, il est plus judicieux de le graver en une seule session.)
Notez que mixer des sessions MODE-1 (CD-ROM) et MODE-2 (CD-ROM/XA) sur un même disque n'est pas possible. Vous pouvez créer un tel CD, mais les lecteurs de CD-ROM ne pourront les reconnaître.
Voir aussi http://www.roxio.com/en/support/cdr/multisession.html, qui va plus loin sur le sujet.
Sur Mac, les disques gravés au format HFS ou HFS+ ne permettent pas de lier des fichiers à des sessions antérieures. L'ajout d'une nouvelle session fait disparaître la précédente.
Rapide récapitulation: si vous désirez écrire des données sur un CD maintenant, et d'autres plus tard, vous pouvez graver une simple piste de données en plusieurs sessions (ou en "packet writing"). Si vous désirez écrire des pistes audios maintenant, et d'autres plus tard, gravez plusieurs pistes audio dans une seule session.
Il existe huit "subcode channels" (sous-canaux) : P,Q,R,S,T,U,V,W. La méthode précise d'encodage est décrite dans la section (2-43), mais il est surtout important de noter que les données sont réparties uniformément sur le CD, chaque canal pouvant contenir un total d'environ 4Mo.
Le "subcode channel" P marque le début d'une piste, mais est le plus souvent ignoré au bénéfice du canal Q.
Le "subcode channel" Q inclut des informations utiles, qui peuvent être lues et écrites par la plupart des graveurs. La zone des données utilisateur contient trois types de données "subcode-Q": la position des informations, le numéro de série du support (MCN : media catalog number), et le code ISRC. D'autres informations se trouvent dans l'entête "lead-in", et sont utilisées pour autoriser le multisession et décrire la TOC (table of contents) du disque.
La position des informations est exploitée par les lecteurs audio pour afficher le temps écoulé, et comporte des informations sur le numéro de piste et/ou d'index. Ceci peut être contrôlé en gravure "Disc-at-once".
L'ISRC (International Standard Recording Code) est utilisé par l'industrie. Il indique le pays d'origine, le propriétaire, l'année d'édition, le numéro de série des pistes, qui peut être différent pour chaque piste. Il est optionnel : il n'est pas utilisé sur la majorité des CD. Le numéro de série du support est quelque chose de similaire, mais est constant pour un disque. Notez que ce numéro est différent des codes UPC.
Les sous-canaux R-W sont utilisés pour le texte et le graphisme dans certaines applications, telles que le CD+G (CD avec graphisme, supporté par SegaCD entre autres). Une nouvelle utilisation vient d'en être faite par Philips : l'ITTS. Il permet à des lecteurs compatibles d'afficher du texte et du graphisme à partir de disques audio "Red Book". La plus récente application de cette technologie est le "CD-Text", qui permet d'"embarquer" sur un CD audio de l'audio et des données.
A ce jour, peu d'éditeurs les utilisent, et peu de périphériques savent exploiter tous les champs.
Les logiciels qui identifient automatiquement les CD audio n'utilisent pas un numéro de série "embarqué" dans le CD. Ils calculent un identificateur basé sur le nombre et la position des pistes audio, avec une précision de 1/75 ème de seconde. http://www.gracenote.com/ donne des infos sur le sujet.
Cela dépend de la quantité de données à graver, et de la vitesse de votre graveur. Graver 650 Mo de données prend environ 74 minutes en 1x, 37 minutes en 2x, et 19mn en 4x, plus une ou deux minutes pour "finaliser" le disque. Souvenez vous que simple vitesse correspond à 150 ko/s, double vitesse à 300 ko/s, ...
Si vous avez moitié moins de données, cela prendra moitié moins de temps. Si vous gravez la même chose deux fois plus vite, cela prendra encore moitié moins de temps.
La plupart des vitesses de gravure sont linéaires, c.a.d. qu'une gravure en 12x est deux fois plus rapide qu'en 6x. Si le périphérique utilise un mécanisme PCAV (voir la section section (5-22)), la vitesse varie suivant la partie du disque que l'on grave. Si un périphérique "20x" utilise le PCAV avec une vitesse de 12x en début de disque et 20x à la périphérie, le temps pour graver 60 minutes d'audio va être compris entre 5 et 3 minutes.
Il y a deux méthodes de base pour graver un CD-R. Le Disc-at-once (DAO) grave le disque en une seule passe, avec la possibilité d'avoir plusieurs pistes. La gravure doit se dérouler sans interruption, et aucune information ne peut être ajoutée après coup.
Le Track-at-once (TAO) autorise la gravure en plusieurs passes. La longueur minimale d'une piste est de 300 blocs (600K pour un CD de données), et le nombre maxi de pistes par disque est de 99, plus un petit en-tête associé à l'arrêt et au redémarrage du laser.
Le laser étant allumé puis éteint pour chaque piste, le graveur laisse quelques blocs blancs entre les pistes, appelés run-out et run-in. En principe, ces blocs sont "silencieux" et indétectables. Les CDs avec des pistes contiguës peuvent donner lieu à des "hoquets" à peine perceptibles. Certaines configurations logicielles et matérielles peuvent laisser des "trucs" dans les zones de blancs, dont il résulte des petits "clics" désagréables. Certains graveurs et/ou logiciels peuvent ne pas vous laisser le contrôle de la taille des blancs entre pistes audio en mode "track-at-once", insérant des blancs de 2 secondes même si ce n'était pas la cas pour l'original.
La plupart des graveurs, comme le vénérable Philips CDD2000, autorise la gravure en "session-at-once" (SAO). Cela laisse le contrôle des espaces entre pistes, et autorise la gravure en plusieurs sessions. Cela peut s'avérer pratique pour la gravure de disques CD Extra (voir section (3-14)).
Dans certains cas, le "disc-at-once" est indispensable. Par exemple, il est difficile voire impossible de faire des copies à l'identique de certains types de disque sans utiliser le mode "disc-at-once" (ex: jeux PC protégés). Par ailleurs, certaines usines de production de CD peuvent ne pas accepter des disques gravés en mode "track-at-once", en raison des blancs entre pistes qui peuvent être interprétés comme des erreurs irrécupérables.
La conclusion est que la gravure "disc-at-once" vous donne la maîtrise de la création de disques, en particulier pour les CDs audio, mais n'est pas toujours appropriée ou nécessaire. Il est judicieux de choisir un graveur qui supporte les deux modes.
La plupart des logiciels de gravure vous laissent le choix entre créer une image complète du CD et faire ce que l'on appelle une gravure "à la volée" ("on the fly"). Chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients.
Les fichiers images sont parfois appelés CDs virtuels ou VCDs (à ne pas confondre avec VideoCD). Ce sont des copies complètes des données telles qu'elles apparaissent sur le CD, et requièrent par conséquent suffisamment de place sur le disque pour contenir la totalité du CD. Cela peut représenter jusqu'à 650 Mo pour un CD-ROM ou 747 Mo pour un CD audio. Si votre CD contient à la fois des pistes audio et des pistes de données, il sera créée une image ISO-9660 pour les données et une ou plusieurs images pour les pistes sons stéréo 16 bits à 44.1 kHz.
(Sur Mac, vous pourriez utiliser à la place un système de fichiers HFS pour les pistes de données. Vous pouvez créer une image avec votre logiciel de gravure pour Mac, ou la créer comme un fichier image DiskCopy puis graver les données sous un OS différent.)
La gravure à la volée utilise généralement une "image virtuelle", dans laquelle l'ensemble des fichiers sont représentés, mais uniquement les caractéristiques des ichiers et non les données. Le contenu des fichiers est lu lors de la phase d'écriture. Cette méthode requiert moins d'espace disque mais augmente le risque de "buffer underruns" (voir (4-1)). Avec la plupart des logiciels cela offre également plus de flexibilité, sachant qu'il est plus facile d'ajouter, retirer ou déplacer des fichiers dans une image virtuelle que dans une image physique.
Un CD créé depuis un fichier image sera identique à un CD créé à la volée, en supposant que les deux placent les mêmes fichiers aux mêmes places. Le choix est donc à faire en fonction de vos préférences et des capacités de votre matériel.
Il existe des indicateurs de "subcode" dans le canal Q pour chaque piste:
CD-RW est une abréviation de CD-Rewritable (CD-Réinscriptible). Une autre appellation était CD-Erasable (CD-E), mais les gens du marketing l'ont changé car ils estimaient que cela pouvait être interprété comme un effacement total des données. La différence entre CD-RW et CD-R est qu'un disque CD-RW peut être effacé et réécrit, alors que les CD-Rs ne sont écrits qu'une seule fois ("write-once"). Sinon, il n'y a pas de différence.
Permettez-moi d'insister sur le fait qu'il n'y a pas une grosse différence. Vous pouvez faire de l'écriture par paquets dans les deux cas, tout comme vous pouvez faire de l'enregistrement en "disc-at-once" aussi bien avec les CD-R et CD-RW. Certains logiciels permettent de faire des choses un peu différentes, dans la mesure où il est possible d'effacer individuellement des fichiers, alors que technologiquement, il n'y pas grande différence entre les graveurs.
Les graveurs CD-RW utilisent une technologie à changement de phase. Au lieu de créer des "bulles" et des déformations dans la couche d'enregistrement (couche de colorant organique), l'état du matériau passe d'une phase cristalline à une phase amorphe. Les différents états ont des indices de réfraction différents, et peuvent ainsi être distingués optiquement.
Ces disques ne peuvent être gravés par un appareil pour CD-R, ni lus par la plupart des anciens lecteurs (la réflectivité des CD-RW est bien en-dessous des CD et CD-R, d'où la nécessité d'un circuit de contrôle du gain automatique pour compenser). La majorité des nouveaux lecteurs de CD-ROM savent lire les supports CD-RW, mais pas forcément à une vitesse optimale.
Certains anciens et la plupart des nouveaux lecteurs audio savent gérer les CD-RW. Cela reste donc un critère de décision à l'achat. Si vous prévoyez de créer des CD audio sur CD-RW, assurez-vous que votre lecteur saura les lire.
Tous les graveurs de CD-RW peuvent graver des supports CD-R, et en conséquence la seule raison de ne pas acheter un graveur CD-RW est le prix. Certains sites Internet classent ces appareils en deux catégories, parlant pour la première de "CD recorders" et de "CDReWriters", pour la seconde, mais les différences entre les deux ne méritent pas une telle distinction. Parler de "CD ReWriter" comme d'un graveur de CD fait vendre plus de supports CD-RW.
Curieusement, il peut être plus facile pour un lecteur DVD de lire des disques CD-RW que des disques CD-R, en raison de la structure du support.
Un disque CD-RW est plus cher qu'un disque CD-R, mais les récentes baisses de prix ont sensiblement diminué l'écart. Il y une limite pour le nombre de réécritures possibles d'un CD-RW, mais ce nombre est relativement élevé (le Livre Orange impose 1000, mais certains fabricants garantissent 100000). Ces chiffres sont donnés pour des conditions d'utilisation particulière. Si vous ne manipulez pas le disque avec soin, vous risquez de le rayer, de le salir ..., de sorte que le disque va être plus difficile à lire.
Il semble que des limites de vitesse de gravure soient encodées sur les disques CD-RW, de telle sorte que les disques "certifiés 2x" ne puissent être gravés en 4x (et, du coup, en 1x). Pour compliquer un peu les choses, des supports différents sont requis pour les gravures haute vitesse (supérieures à 4x). pour plus d'explications.
Si vous n'arrivez pas à vous décider par rapport au CD-RW, voir la section (5-16).
Les seuls disques qu'un lecteur DVD soit sûr de lire sont les disques DVD. Il peut y avoir support des CD-ROM, CD-R, et CD-RW , mais rien n'est garanti.
Un CD-R est conçu pour être lu par un faisceau laser infrarouge de 780nm. Le DVD utilise des lasers de 635nm ou 650nm (rouge visible), qui ne sont pas suffisamment réfléchis par la couche organique des supports CD-R. Du coup, beaucoup de lecteurs DVD ne peuvent pas lire les CD-Rs. Certains lecteurs DVD sont équipés de deux lasers de façon à lire les CD-Rs. Pour une approche plus technique, voir http://www2.osta.org/osta/html/cddvd/intro.html et http://www.emedialive.com/EM1998/bennett3.html. (archive: http://web.archive.org/web/20040224114428/http://www.emediapro.com/EM1998/bennett3.html).
Les disques CD-RW ont une composition différente, et peuvent parfois fonctionner sur des lecteurs incapables de lire des CD-Rs. Si les CD-Rs ne marchent pas, essayez donc de copier sur CD-RW (si votre graveur le supporte bien entendu).
Certains lecteurs DVD peuvent être incapables de lire des disques multisessions. En général, cependant, les lecteurs DVD-ROM, contrairement aux lecteurs DVD, savent lire les CD-Rs.
Si l'emballage n'indique rien à ce sujet, on peut supposer qu'il n'y a pas compatibilité. Cherchez le logo "MultiRead" ou "Multiplay", qui indique que le lecteur DVD ou lecteur DVD-ROM peut lire les CD-Rs et CD-RWs.
Voir aussi "Is XXX compatible with DVD" (compatibilité des XXX avec les DVD) dans la DVD FAQ:
http://www.dvddemystified.com/dvdfaq.html#2.4.3
http://www.dvddemystified.com/dvdfaq.html#2.4.4
Etant données les baisses de prix significatives des graveurs DVD, il n'y a plus aucune raison valable pour acheter du matériel qui ne gérerait que les CDs
Les CDs sont en passe de détroner la vénérable disquette 3.5" comme support physique universel. Le succès des lecteurs de DVD (PC ou salon) n'a pas été aussi immédiat que l'auraient souhaité les industriels du secteur -- vers la fin 2000, un des plus grands revendeurs proposait une mise à jour de ses systèmes avec un graveur de CD au lieu d'un DVD-ROM. Aujourd'hui, il est devenu très difficile de trouver un ordinateur ne supportant pas tous les formats.
Les graveurs de DVD et les supports vierges étaient très chers à la base, mais sont vite retombés à des prix grand public. Exemple : electroweb.com was, vendait début 98 le graveur Pioneer CDVR-S101 pour 18000 US$. En juin 99, on trouvait le Pioneer CDVR-S201 pour 5100 US$. En octobre 2001, le graveur Pioneer DVR-A03PK était vendu 699$, et le prix des supports était passé de 50 à 15$ pièce.
Comme expliqué dans la section (0-2), cette FAQ ne traite pas des graveurs DVD. Consultez plutôt http://www.dvddemystified.com/dvdfaq.html.
La première chose à savoir est qu'il existe deux types de gigue relatifs aux CD audio. La signification première de gigue fait référence aux erreurs de base de temps lorsque les échantillons numériques sont reconvertis en signaux analogiques; voir http://www.digido.com/jitteressay.html à ce sujet. L'autre notion de "gigue" est utilisée dans le contexte de l'extraction audio-numérique depuis un CD. Ce type de "gigue" fait que certains échantillons audio sont dédoublés ou purement ignorés. (Certains vont objecter que dans ce cas le terme de "gique" est inapproprié, mais nous verrons comment résoudre ce dilemme.)
La "correction de gigue", dans les deux sens du terme, est le procédé qui consiste à compenser la gigue et à restaurer l'audio avec la forme voulue. Cette section traite de la "gigue" dans le contexte de l'extraction audio-numérique.
Le problème existe parce que les spécifications de Philips sur les CD ne précisaient rien au sujet de la précision de l'adresse des blocs. Alors que les données audio sont transférées dans un buffer (une pile FIFO avec un contrôle des niveaux haut et bas de la vitesse de rotation), les informations d'adressage sont extraites du "subcode channel" et stockées à un autre endroit. L'imprécision est faible, mais si le système réalisant l'extraction doit s'arrêter, écrire les données sur disque, puis reprendre au point où il en était, il peut ne pas être en mesure de retrouver exactement la position qu'il a quittée. La conséquence est que le procédé d'extraction va repartir avec quelques échantillons d'avance ou de retard, impliquant la présence en double ou l'absence de certains échantillons. Ces défauts "sonnent" souvent comme de petits clics à l'écoute.
Sur un CD-ROM, les blocs ont une séquence de synchronisation de 12 octets dans l'entête, ainsi qu'une copie de l'adresse du bloc. Il est alors possible d'identifier le début d'un bloc et d'obtenir l'adresse d'un bloc en lisant la pile FIFO des données. C'est pourquoi il est beaucoup plus aisé d'extraire des blocs d'un CD-ROM.
Avec la plupart des lecteurs CD-ROM qui supportent l'extraction audio numérique, vous pouvez obtenir de l'audio sans gigue en utilisant un programme qui extrait la piste entière d'un seul coup. L'inconvénient de cette méthode est que le disque dur en train d'écrire ne doit pas être interrompu, sous peine de perdre des échantillons. (C'est un peu la même chose que le "buffer underrun" pour les CD-R, sauf que le buffer utilisé pour la DAE étant plus petit que le buffer d'écriture d'un graveur, le problème est amplifié.)
Les périphériques les plus récents (ainsi que la quasi-totalité des modèles Plextor) sont basés sur une architecture qui leur permet de déterminer avec précision le début d'un bloc.
Une approche qui donne de bons résultats est de faire la correction de gigue par logiciel. Cela implique de faire des lectures qui se recouvrent partiellement, puis de faire "glisser" les données de façon à "recoller" les morceaux. La plupart des programmes de DAE font de la correction de gigue.
Des infos sur l'histoire CDR à travers les âges peuvent être trouvées dans l'article "The History of CD-R" de Robert Starrett, disponible chez http://www.roxio.com/en/support/cdr/historycdr.html.
Les premiers lecteurs de CD ont été mis en vente au Japon le 1er Octobre 1982. La technologie CD-Recordable a été introduite en 1988. Pour plus de détails, voir http://www.oneoffcd.com/info/historycd.cfm.
A la fin des années 1980, un graveur de CD coûtait des milliers de dollars, et avaient la taille d'une machine à laver. Les disques coûtaient alors 100 $ pièce.
Les choses ont vraiment démarrées en 1995, lorsque Yamaha a commercialisé le CDR100 (le premier graveur en 4x) pour environ 5000 $. En septembre 1995, HP a sorti le 4020i (un graveur 2x basé sur le Philips CDD2000) pour un peu moins de 1000 $. Les supports coûtaient alors environ 8 $, les disques 80-minutes étant alors rares et chers (de l'ordre de 40 $).
En fait, ils le font. Il est exact que les CD audio utilisent les 2352 octets d'un bloc pour les échantillons sonores, alors que les CD-ROMs n'en utilisent que 2048, la majeure partie de la différence étant réservée aux données ECC (Error Correcting Code, code de correction d'erreur). La correction d'erreur qui fait que votre CD a un rendu normal, même s'il est rayé ou sale, est appliquée à un niveau plus bas. En conclusion, même s'il n'y a pas le même niveau de protection que pour les CD-ROMs, on obtient générallement une qualité sonore suffisante.
Toutes les données gravées sur un CD utilisent un codage CIRC (Cross-Interleaved Reed-Solomon Code). Chaque CD a deux niveaux de correction d'erreur, appelés C1 et C2. C1 corrige les erreurs de bits au niveau le plus bas, C2 s'applique aux octets d'une trame (24 octets par trame, 98 trames par secteur). De plus, les données sont intercalées et distribuées sur un arc large. (C'est pour cela que vous devez toujours nettoyer un CD depuis le centre vers la périphérie, et non pas par un mouvement circulaire. Une rayure circulaire cause des erreurs multiples à l'intérieur d'une trame, alors qu'une rayure radiale répartit les erreurs dans plusieurs trames.)
Si il y a trop d'erreurs, le lecteur CD fait une interpolation sur les échantillons de façon à obtenir une valeur cohérente. C'est pour cela que vous n'entendez pas de craquements, même si le CD est sale et que les erreurs ne peuvent être corrigées. L'interpolation des octets adjacents sur un CD-ROM ne pourrait être satisfaisante, les données étant retournées sans interpolation. Le second niveau de corrections ECC et EDC (Error Detection Codes, codes de détection d'erreur) permet de garantir la lisibilité d'un CD-ROM.
Il faut noter que tous les lecteurs de CD ne sont pas conçus de la même façon à ce niveau. Il existe différentes stratégies de décodage du CIRC, plus ou moins bonnes.
Certains lecteurs de CD-ROM peuvent reporter le nombre d'erreurs C2 non corrigées à l'application. Cela permet à une application d'extraction audio de garantir que l'extraction est conforme à l'original.
Consulter http://web.archive.org/web/20031211151723/http://www.cdpage.com/dstuff/BobDana296.html pour avoir une présentation générale sur la correction d'erreur dans la perspective de test de support. Si vous voulez vraiment encore plus de détails techniques, essayez http://www.ee.washington.edu/conselec/CE/kuhn/cdmulti/95x7/iec908.htm.
Les MiniDiscs, ou MDs, sont des petits disques (64mm) qui peuvent contenir environ 140Mo de données ou 160Mo d'audio. Par l'utilisation de techniques sophistiquées, il peuvent compresser de l'audio avec un taux de 5:1, portant ainsi la capacité à 74 minutes d'audio, avec une différence de qualité pas ou peu audible. Comme pour les graveurs de CD, il existe des modèles que l'on connecte à un PC et des modèles que l'on connecte à une chaîne Hi-Fi.
Il existe les MDs pressés comparables aux CDs pressés en terme de structure, Les enregistreurs audio MD sont généralement plus pratiques que les graveurs de CD audio autonomes, le mécanisme de playback autorisant une manipulation plus flexible des données audio, sachant qu'il est possible de déplacer, supprimer et réinsérer une piste après enregistrement. La génération actuelle de la technologie MD n'est pas prête de remplacer les CD-R ou DAT, du fait de la compression qui n'est pas très appréciée des puristes. Le MD se positionne plutôt comme solution de remplacement des cassettes analogiques, comparables en termes de portabilité et d'enregistrement, mais supérieure en termes de vieillissement et par la possibilité d'accès aléatoires.
Les enregistreurs MD pour ordinateurs peuvent enregistrer des données, mais ne permettent pas l'enregistrement audio. Vérifiez scrupuleusement les spécifications.
Une mine d'informations est disponible à l'adresse http://www.minidisc.org/. Si vous désirez faire du transfert de CD vers MD ou de MD vers CD-R, consultez la FAQ traitant des transferts numériques (actuellement dans la rubrique 37).
Un disque sur lequel on peut ajouter des données est "ouvert". Toutes les données sont écrites dans la session courante. Lorsque l'écriture est terminée, la session est fermée. Si vous voulez créer un disque multisession, vous ouvrez une nouvelle session dans le même temps. Si dans un tel cas vous n'ouvrez pas de nouvelle session, vous ne pourrez pas en ouvrir plus tard, ce qui veut dire qu'il n'est plus possible d'ajouter des données. Le disque est alors considéré comme "fermé".
L'opération qui consiste à passer une session de "ouverte" à "fermée" s'appelle la "finalisation", "fixation" ou plus simplement "fermeture" de session. Lorsque vous fermez la dernière session, vous avez "finalisé", "fixé" ou "fermé" le disque.
Un disque mono-session est divisé en trois parties de base: l'entête (lead-in), qui contient la Table des Matières (Table of Contents ou TOC); la zone de programmes, avec les pistes de données et/ou audio; et le bloc de fin (lead-out), qui est remplie de zéros et assure le remplissage de la fin du disque . Un disque mono-session "ouvert" ne possède pas encore de blocs de début et de fin.
Si vous écrivez des données sur un disque et que vous laissez la session ouverte, la TOC -- qui indique au lecteur où trouver les pistes -- est écrite dans une zone particulière appelée Zone de Mémoire Programme (Program Memory Area, ou PMA). Les graveurs sont les seuls périphériques capables de lire la PMA, ce qui explique qu'il n'est pas possible de lire une session ouverte sur un lecteur standard. Les lecteurs CD ne pourront trouver aucune piste audio, et les lecteurs de CD-ROM aucune piste de données. Quand une session est fermée, la TOC est écrite dans l'entête, autorisant les autres périphériques à reconnaître le disque.
(Un essai à faire: gravez une piste audio sur un CD vierge, et laissez la session ouverte. Insérez le disque dans un lecteur de CD. Certains ne vont pas reconnaître le disque, d'autres vont essayer de lire le disque à une vitesse incroyable en omettant de réduire la vitesse avant l'éjection du disque, d'autres vont se comporter de façon aléatoire. Bref, la TOC est importante !)
Si vous fermez la session courante et que vous en ouvrez une nouvelle, le "lead-in" et le "lead-out" de la session courante vont être générés. Une TOC va être écrite dans le "lead-in" courant et va pointer sur l'éventuelle TOC de la session suivante. Ce processus se répète pour chaque session fermée, d'où un chaînage entre "lead-in" consécutifs. Un lecteur CD audio ne sachant pas exploiter les différents lead-in, il ne saura lire que les pistes de la première session. Votre lecteur de CD-ROM, à moins qu'il ne soit en panne ou préhistorique, saura s'y retrouver parmi les différentes sessions, à condition que l'OS le lui permette.
Certains lecteurs de CD-ROM, notamment certains anciens lecteurs NEC, ont des problèmes pour ouvrir une session, et ont un comportement curieux lorsqu'il s'agit d'ouvrir une session déjà ouverte. Ils suivent la chaîne de liens dans l'entête de chaque session, et lorsqu'ils atteignent la dernière, ils n'arrivent pas à trouver une TOC valide et sont "perdus". Bien que ces lecteurs supportent le multi-sessions, il est nécessaire que la dernière session soit fermée pour pouvoir lire le CD. Heureusement, la plupart des lecteurs n'ont pas ce comportement.
Si vous gravez en "disc-at-once" (DAO), le "lead-in" est écrit en tout début de process, le contenu de la TOC étant connu par avance. Avec la plupart des graveurs, il n'est pas possible d'indiquer, en mode DAO, qu'une nouvelle session va être ajoutée: la création d'un disque multisession en mode DAO n'est par conséquent généralement pas possible. De tels disques doivent par conséquent être créés en mode TAO ("track-at-once") ou SAO.
Avec certaines versions de Windows, la fonction de notification d'insertion automatique détecte le CD-R dès lors que la TOC est gravée. Ceci entraîne généralement un échec de l'écriture, ce qui explique que les logiciels de gravure sous Windows désactivent et réactivent la NIA lorsque cela est nécessaire. En mode "track-at-once", l'échec intervient durant la finalisation; en mode "disc-at-once", au début de la gravure. Dans les deux cas, les tests d'écriture se déroulent correctement, la TOC n'étant pas écrite lors de la phase de simulation.
Les disques créés en "packet-writing" suivent les mêmes règles par rapport à l'ouverture et à la fermeture de sessions, qui fait qu'ils doivent être finalisés avant de pouvoir être lus par un lecteur de CD-ROM. Le document "Packet Writing - Intermediate" dans le cours http://www.mrichter.com/cdr/primer/primer.htm rentre un peu plus dans les détails sur ce sujet. (Certaines personnes aiment parler de "PAO" (packets at once) dans le cas de l'écriture par paquets.
Il existe beaucoup plus de problèmes que ce qui est décrit ici. Par exemple, le lead-in d'un CD-R contient en plus une TOC pré-enregistrée qui décrit les paramètres physiques de la couche d'enregistrement, tels que la puissance du laser, des informations sur le disque, comme le nombre de blocs pouvant être écrits (ATIP cf section (2-38)). Vous n'avez en principe pas à vous inquiéter de tout cela.
Il n'y rien de particulier à signaler sur les données audio encodées sur un CD. La seule différence entre un fichier "raw" 44.1KHz 16-bit stéréo WAV et un CD audio est le séquencement des octets.
Il n'est pas nécessaire de convertir un fichier WAV ou AIFF vers un format spécial pour écrire sur un CD, à moins que vous n'utilisiez un format que votre graveur ne sache pas reconnaitre. Par exemple, certains logiciels ne savent pas graver directement des fichiers MP3, ou des fichiers WAV avec un échantilonnage incorrect. De même, il n'y a rien de spécial à faire pour extraire de l'audio depuis un CD. C'est déjà dans un format connu.
Vous avez juste à mettre votre fichier audio dans un format normalisé -- 44.1KHz non compressé, 16-bit, steréo, PCM -- et votre logiciel fera le reste. Tout ce qui est correction d'erreur et indexation des pistes est fait à un niveau plus bas.
Ne soyez pas troublés par certains logiciels (tels que l'explorateur de Win95) qui montre des fichiers ".CDA". Il s'agit seulement d'un moyen d'indiquer la présence de pistes audio. Ce n'est pas un format de fichiers au vrai sens du terme. Voir la section (2-36).
Le logo MultiRead indique qu'un périphérique CD ou DVD peut lire tous les formats de CD existants, y compris les CD-ROM, CD-DA, CD-R et CD-RW. Voir une description sur http://www.osta.org/specs/multiread.htm. La présence de ce logo sur un lecteur de CD-ROM ne signifie pas que ce dernier puisse lire les DVD.
Le "MultiPlay" a la même signification, sauf qu'il s'adresse aux lecteurs CD et DVD de salon. Voir http://www.osta.org/specs/multiplay.htm.
Cela dépend de ce qui a été enregistré, de la façon dont le disque a été enregistré, et où et à quel stade du processus l'incident a eu lieu.
Si l'échec s'est produit pendant l'écriture de l'entête (lead-in), et que aucune donnée n'a été écrite, le disque sera probablement utilisable. Certains graveurs, comme les Sony, ont une fonction "repair disc" qui force la fermeture de la session courante, ce qui permet d'ajouter des données supplémentaires dans une nouvelle session, mais ce qui a été gravé dans la première session restera indisponible.
Les échecs lors de la finalisation du disque peuvent être corrigeables. Parfois la TOC (table des matières, "Table Of Contents") a été écrite avant l'incident, et dans ce cas le disque peut être utilisé tel quel. Parfois vous pouvez utilisez une option "Finaliser le disque" de votre logiciel qui va réaliser cette opération. Dans d'autres cas le graveur va refuser de traiter un disque partiellement finalisé, auquel cas il n'y a pas de solutions.
Des échecs au milieu de la phase de gravure vont sans doute faire que le CD ne sera pas réutilisable. Certaines données auront été gravées, d'autres non. L'examen de la liste des fichiers peut montrer plus de fichiers qu'il n'y en a réellement, et vous ne saurez pas lesquels sont réellement présents sans essayer de les lire.
Les CD audio enregistrés en mode "disc-at-once" sont un cas particulier. La "TOC" étant écrite en premier, le disque peut être lu par un lecteur standard CD même si la gravure ne s'est pas terminée. Vous pourrez lire les pistes jusqu'au point où l'échec s'est produit.
Si vous étiez en train d'utiliser un programme de "packet writing" comme DirectCD, les diverses expériences rapportées sur Usenet semblent montrer que ce sera tout bon ou tout mauvais. L'utilitaire "ScanDisk" inclus avec DirectCD 2.5 peut alors être d'un grand secours.
Ce phénomène est bien connu des utilisateurs qui essayent de faire de l'extraction audio-numérique depuis un CD. Le plus souvent, le résultat de la copie d'un CD audio est la copie exacte de l'original, mais avec l'insertion de plusieurs centaines d'octets "nuls" au début (ce qui représente autant d'octets perdus pour le reste). Ces octets représentent en fait l'insertion d'un silence de l'ordre de 1/100 s en début de disque, ce qui n'est pas vraiment "visible".
Le nombre d'octets insérés peut varier légèrement d'un disque à un autre, mais un graveur donné insert généralement environ la même quantité. Elle est en principe inférieure à un secteur (2352 octets).
Selon une information donnée par un ingénieur de chez Yamaha, la cause du problème est la perte de synchronisation entre les données audio et les "subcode channels", plus que la "gigue" décrite en section (2-15). Les mêmes problèmes de flux de données qui rendent difficiles à la lecture la recherche de début de bloc se posent à l'écriture et pour identifier les informations de synchronisation. Selon le même ingénieur, une correction de firmware ne corrigerait pas le problème.
Faire des copies de copies de CDs audio entraînent une augmentation progressive de la durée du silence, mais celle-ci reste néanmoins non "visible" après plusieurs générations.
Jusqu'à 99 pistes. Cette limitation est liée au fait que le nombre de pistes est stocké sur deux digits en décimal et en commençant à "01" (codage BCD).
Selon la norme, une piste doit avoir une longueur minimale de 4 secondes. Dans la pratique, les graveurs de CD ont des comportements différents par rapport à cela, mais la plupart refusent d'écrire des pistes d'une longueur inférieure à une seconde.
Le nombre maximum de fichiers dépend du système de fichiers utilisé. Pour l'ISO-9660, il n'y a pas de limites (en théorie). En pratique, DOS ou Windows traitent le disque comme un système de fichiers en FAT16, ce qui impose une limite de 65000 fichiers pour assurer une compatibilité.
SCMS signifie Serial Copy Management System (Système de Gestion des Copies en Série). Le but est d'autoriser les consommateurs à faire une copie d'un original, mais pas des copies de copies. Les enregistrements analogiques, sur des supports telles que les cassettes audio et les cassettes vidéo, se dégradent assez rapidement au fur et à mesure des copies. Les copies successives de supports numériques n'entraînent pas de dégradation aussi rapides, d'où l'idée de l'industrie d'ajouter une fonction qui produit les mêmes effets que pour l'analogique.
SCMS ne vous concerne que si vous utilisez un graveur de salon, à la différence des équipements professionnels et les graveurs connectés à un ordinateur Voir la section (5-12) pour en apprendre plus sur les différences entre ces différents types d'appareils.
Ce système fonctionne en enregistrant une information indiquant si le disque est protégé ou non, et si le disque est ou non un original. L'encodage est fait par un simple bit qui est soit positionné à 1, à 0 ou en alternance à 1 ou 0 toutes les cinq trames. La valeur est gérée de la façon suivante:
Si vous utilisez un graveur de "salon", SCMS vous empêchera de faire des copies de copies d'un disque protégé. Il n'interdit pas la copie d'un disque original, ni de disques non protégés.
Sites traitant du sujet:
http://www.oade.com/tapers/scms1.html
http://www.mitsuicdrstore.com/SCMS_nh.html
http://www.xs4all.nl/~jacg/dcc-faq.html
En principe non, mais il semblerait que cela soit le cas pour les graveurs audio de salon. Le Recorder Unique Identifier (RID) soit Identifieur Unique d'Enregistrement est un code sur 97 bits enregistré tous les 100 secteurs. C'est une combinaison d'un code constructeur, d'un numéro, et du numéro de série du graveur. Les graveurs comme le Philips CDR870 génèrent un RID pour enrayer le piratage.
Windows va indiquer quelque chose comme "Volume Serial Number is 4365-0FED". Ceci ne semble pas être un quelconque moyen de contrôle. Certains pensent que le numéro de série est généré à partir des données présentes sur le disque, de la même façon que les CDs audio peuvent être identifiés de manière unique par le nombre et la durée des pistes.
Sur les disquettes et disques durs, le "numéro de série" est généré en se basant sur la date et l'heure de formatage. Les quatre octets représentent:
La TOC (Table Of Contents) identifie les positions de début et de fin des pistes sur un disque. La TOC est forcément présente sur tous les CDs. Si ce n'était pas le cas, le disque ne pourrait être lu par un lecteur de CD ou de CD-ROM. La TOC est écrite lors de la finalisation du disque. (la section (2-19) donne plus de détails.)
Un répertoire est une liste de fichiers. Si vous êtes utilisateur de Mac, vous êtes probablement familier avec le terme de "dossier" (folder). Il s'agit d'une partie du système de fichiers, comme le ISO-9660 ou le HFS présents sur la majorité des CD-ROMs. Les pistes audio ne correspondant pas à des fichiers, il n'y a évidemment pas de notion de répertoires dans ce cas.
Rien ne vous empêche d'écrire un système de fichiers FAT16 ou Linux ext2 directement sur un CD-ROM. Le problème est de savoir si vous pourrez ou non lire un tel disque. (La commande Linux "mount" pourra vous permettre de "voir" quelque chose en lecture seule, mais Windows ne sera pas aussi consentant.) La spécification sur les CDs définit la TOC, et il existe des normes parfaitement définies pour certains systèmes de fichiers, mais rien n'impose que vous remplissiez une piste de données avec un certain type de données.
En règle générale, un fichier "ISO" contient l'image complète d'un disque. Ces fichiers sont souvent utilisés pour transférer des images de CD-ROM sur Internet. Selon les cas, un fichier "ISO" peut faire référence à tout fichier image ou seulement à certains types d'images.
Si l'on commence par la définition la plus restrictive, un fichier ISO est créé en copiant le contenu d'un disque entier dans un fichier, depuis le secteur 0 jusqu'au dernier. Un fichier image contenant des secteurs de 2048 octets "bruts" et rien d'autre, il n'est pas possible de stocker autre chose qu'une simple piste de données de cette façon. Les pistes audio, les disques mixtes, CD+G, multisessions, et autres formats exotiques ne peuvent être stockés de la sorte.
Pour contourner ce défaut, les sociétés de logiciels ont développé leur propre format permettant de stocker divers formats. Corel a développé le CIF, toujours utilisé par Roxio Easy CD Creator. (Qu'est-ce que signifie CIF? Personne ne le sait, à moins que cela ne signifie tout simplement "Corel Image Format".) CDRWIN de Jeff Arnold a créé les fichiers "BIN" , associés à une "cue sheet" distincte qui décrit le contenu. Vous pourrez désormais isoler l'ensemble BIN/CUE avec "binchunker", qui est intégré dans Fireburner (section (6-1-50)).
Un fichier ".DAT" peut correspondre à beaucoup de choses, mais en règle générale il s'agit d'un fichier vidéo extrait d'un VideoCD. Un utilitaire de chez http://www.vcdgear.com/ peut convertir les .DAT en .MPG, ce qui permet de les graver directement avec un logiciel comme Nero.
Un fichier "ISO" qui contient l'image d'un filesystem ISO-9660 peut être exploité de différentes manières : gravé sur un CD-R, monté comme un périphérique dans un filesystem "loopback" Linux (e.g. "mount ./cdimg.iso /mnt/test -t iso9660 -o loop"), recopié comme partition d'un disque dur et "monté" sous Unix, ou visualisé avec WinImage (voir la section (6-2-2)). Il n'existe cependant aucune garantie sur le fait qu'un fichier "ISO" contienne des données d'un filesystem ISO-9660. Et il est très fréquent d'entendre des gens qualifier d'ISO des choses qui n'ont rien à voir avec le sujet.
Le fichier ".SUB" contient les données des "subchannels". Certains logiciels l'exploitent en complément des formats décrits ci-dessus.
Nous avons donc différentes extensions de fichiers, comme ISO, BIN, IMG, CIF, FCD, NRG, GCD, PO1, C2D, CUE, CIF, CD, et GI. IsoBuster de Smart Projects, (http://www.isobuster.com/), permet d'ouvrir et de manipuler à peu près n'importe quel format d'image.
(La suite de cette section est d'ordre plus "philosophique". Ceci est fait dans le but d'être plus illustratif que factuel.)
Le terme "ISO" est apparemment une abréviation de "image d'un disque ISO-9660", qui est lui-même quelque chose de pas très clair. L'ISO-9660 est une norme qui définit le filesystem (système de fichiers) le plus souvent utilisé pour les CD-ROM. Cette norme ne définit pas un format de fichier image. Le terme "image d'un système de fichiers ISO-9660" serait plus approprié.
Lorsque vous créez une image de CD-ROM, vous devez lui donner un nom. Lorsque un CD-ROM est créé depuis un ensemble de fichiers contenu dans une image d'un filesystem ISO-9660 , cette image a été écrite dans un fichier d'extension ".ISO". Ce fichier image peut être écrit sur un CD-ROM . Les fichiers images générés n'étant pas structurellement différents d'autres images extraites d'autres CD-ROM, les fichiers images sont tous appelés "ISO" par souci de simplification.
(Certains logiciels emploient l'extension ".IMG", ce qui est plus approprié, mais n'est malheureusement pas la règle.)
Cela signifie que, que vous extrayez une piste de données d'un disque gravé avec un filesystem HFS ou ISO-9660, il est estampillé ".ISO". Cela a autant de sens que de formater une disquette de 1,44 Mo en HFS, de créer une image de cette disquette, et de l'appeler "image FAT16 d'un disque", parce que la plupart de disquettes sont formatées en FAT16. Ceci dit, cela n'a pas une grande importance, parce que quel que soit le contenu du fichier, les logiciels suivent la même procédure pour la gravure sur CD-R.
La conséquence de cette normalisation sur l'extension est que n'importe quel fichier contenant une image secteur par secteur d'un CD-ROM est appelé "fichier ISO". L'échange de fichiers images étant aujourd'hui devenu quelque chose de courant, il devient difficile de faire la distinction entre un type d'image et un autre, d'autant plus qu'ils s'appellent tous "ISO".
On entend parfois dire "créer une image ISO" d'un disque audio, ce qui n'a aucun sens.
Quelques détails supplémentaires: "ISO" fait référence à l'International Organization for Standardization (Organisation Internationale de Normalisation). Le nom de cette organisation ayant différentes abréviations selon les langues ("IOS" en anglais, "OIN" en francais), le terme retenu vient du grec "isos", signifiant "égal". Voir http://www.iso.org/.
La légende veut que cette durée ait été choisie par les concepteurs pour pouvoir contenir la neuvième symphonie de Beethoven. Les concepteurs essayaient de trouver les bonnes dimensions, et la durée en découlant.
Il existe différentes versions de l'histoire. Certains disent qu'un artiste de chez Polygram (alors filiale de Philips) dénommé Herbert von Karajan voulait que son oeuvre favorite puisse tenir sur un disque. D'autres affirment que l'épouse du président de Sony voulait qu'il puisse contenir sa symphonie favorite. Une interview du numéro de Juillet 1992 de CD-ROM Professional rapporte que c'est un certain Mr. Oga de Sony qui a tranché le dilemme. (Il s'agit certainement de Norio Ohga, nommé président de Sony en 1982).
Le site web "urban legends" contient des articles intéressants pour les gens voulant en savoir plus. Le rapport entre la neuvième de Beethoven et la longueur d'un CD-R est considéré comme "peu probable" par la FAQ alt.folklore.urban, mais aucune autre théorie n'est proposée.
http://www.urbanlegends.com/misc/cd/cd_length_skeptical.html http://www.urbanlegends.com/misc/cd/cd_length_karajan.html http://www.urbanlegends.com/misc/cd/cd_length_origin.html
Autre source:
http://www.snopes2.com/music/media/cdlength.htm
Faire des recherches sur le net ne permet pas de se faire véritablement une idée.
Vous n'avez sans doute pas encore fermé la session. La zone de "lead-in", qui inclut la TOC (section (2-27)), n'est pas gravée avant que la session soit terminée. L'espace, reservé pour elle, est d'une taille suffisamment grande pour être visible. Lire la section (2-19) pour voir en détail ce qu'il se passe lorsque vous fermez un disque.
Vous verrez cette bande étroite non gravée si vous :
Si vous utilisez le mode "disc-at-once", la zone de "lead-in" est écrite dans la foulée, et en cas de problème vous ne verrez donc pas cet espace.
BURN-Proof (ou BurnProof) est une abbréviation de "Buffer-Under-Run Proof" (garanti sans rique d'"under-run"). Cette technologie permet d'éviter les "buffer underruns" (sous-remplissages de tampons) en suspendant puis en redémarrant le processus de gravure dès que le buffer a un niveau trop faible. (Voir la section (4-1) si vous n'êtes pas familier avec les notions de "buffer underruns".)
Idéalement, les résultats de gravure interrompues ou non interrompues devraient être identiques. Dans la pratique, un léger "glitch" peut se retrouver à l'endroit où l'écriture a été suspendue. Sanyo recommande des lecteurs de CD-ROM 4X ou plus et des équipements audio de 1995 ou plus pour la lecture.
Le point de vue général est que ces technologies sont efficaces et ne provoquent pas de "glitches" notables.
Il existe aujourd'hui différentes technologies, parmi lesquelles (les différentes marques sont déposées) :
La plupart des graveurs commercialisés depuis 2001 proposent l'un ou l'autre de ces systèmes.
Quelques technologies voisines: